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Le Nouveau Praticien Vét équine
Volume 12, Numéro 44, 2017
Reproduction chez les équidés : mises au point et nouveautés
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| Page(s) | 24 - 28 | |
| Section | Dossier : Reproduction chez les équidés : mises au point et nouveautés | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/npvequi/44024 | |
| Publié en ligne | 15 novembre 2017 | |
Comment diagnostiquer, suivre et gérer des gestations gémellaires chez la jument
Résumé
Cette étude a permis d’analyser 102 cycles à ovulations multiples, 53 cas de gestations gémellaires, 43 cas de jumeaux collés et un effectif témoin de 509 cycles sur sept clientèles françaises. Elle a été coordonnée par la Commission Elevage de l’AVEF. Nous avons pu ainsi confirmer en grande partie les données de la littérature sur les caractéristiques des ovulations doubles et des gestations gémellaires, étudier les mesures thérapeutiques utilisées en pratique et établir une conduite à tenir applicable sur le terrain afin d’aider nos confrères à gérer au mieux les cas d’ovulations multiples et de gestations gémellaires. Un suivi gynécologique ovarien rigoureux et précis permet de noter et de caractériser les doubles ovulations (15 à 30 p. cent des cycles). Il convient notamment de suivre toute la vague folliculaire afin de dépister des ovulations asynchrones (30-50 p. cent des cas d’ovulations multiples, séparées en moyenne de 1,9 jours). Seuls 30-40 p. cent des cycles à ovulations multiples aboutissent à une gestation gémellaire lors du premier diagnostic de gestation (DG). Le diagnostic et la gestion des jumeaux impliquent tout d’abord un programme de suivi précoce et régulier. Nous proposons au minimum un premier DG à J14, un 2è DG à J25, un 3è DG éventuel à J30-J32 et un 4è DG à J45, avec des contrôles éventuels supplémentaires en fonction du cas. Les différentes options thérapeutiques les plus largement répandues sur l’hexagone sont la non intervention, l’écrasement manuel d’une des deux vésicules embryonnaires, avec ou sans traitement associé, et l’administration de prostaglandines. Avant immobilisation des vésicules, l’écrasement est pratiqué quasi systématiquement par les praticiens de l’étude avec un bon taux de succès (80-100 p. cent de maintien de la gestation avec l’autre embryon). En cas de jumeaux collés, l’écrasement est plus difficile et il est recommandé d’essayer de les séparer ou d’attendre un peu qu’ils bougent d’eux-mêmes. Après immobilisation des vésicules embryonnaires (après J 17), pour les cas où les deux vésicules jumelles sont accolées, le suivi sans intervention de ce type de gestation gémellaire permet d’observer une résorption spontanée d’une des deux vésicules avant J 40 dans 77 à 90 p. cent des cas. Dans le cas de jumeaux séparés au delà de J 17, on n’observe aucune résorption spontanée d’une des deux vésicules embryonnaire avant J 40 et en revanche, un avortement fréquent avant J 90. Dans tous les cas, une injection de PGF2α entraîne un avortement, mais après J 35, date de début de mise en place des cupules endométriales, il est possible d’avoir à répéter les injections et le retour à une cyclicité normale est incertain.
Mots clés : gestations gémellaires / suivi gynécologique / échographie / follicule préovulatoires / kystes utérins / vésicule / allantochorions / écrasement manuel / injection / PGF2α / jument / poulains / cheval
© NÉVA - Nouvelles Éditions Vétérinaires et Alimentaires 2017
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